L’URGENCE D’ÊTRE

1er JUIN 2020
Par Marcia Pilote, Auteure et chroniqueuse
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Bonjour,

Ça fait 30 ans que je me fais juger sévèrement parce que je refuse de vivre cette vie-là. Vous savez de quoi je parle : le tourbillon, la pression, la consommation, le pli dans le front, le pétage de plomb. Je peux vous dire que depuis quelques semaines, ben des gens qui me jugeaient (on ne nommera pas de noms), me demandent comment faire.

Comment faire ? Comment ÊTRE tu veux dire !

J’ai écrit 16 livres. J’ai fait des centaines de chroniques à la télévision et à la radio. J’ai présenté des dizaines de conférences dans lesquelles je dis toujours la même affaire : « On vit dans une société qui privilégie le PARAÎTRE plutôt que l’ÊTRE et c’est dommage… il est urgent de faire autrement, il est urgent d’ÊTRE. »

Je sais que ce message est véhiculé (dans le monde du développement personnel) à 99% par des femmes sans enfants ou des hommes conférenciers qui ne croulent pas sous la charge mentale. Je suis assez fière d’avoir su « réussir » de vivre autrement en ayant une vie de famille, (2 filles, Adèle et Madeleine, aujourd’hui âgées de 33 et 23 ans), en ayant été belle-mère de 4 enfants, en ayant des ex, en étant active professionnellement (à ma manière), en étant mère-grand et en ayant à cœur de réussir ma vie plutôt que de réussir dans la vie. Je sais que mes amies intellos me trouvent « psycho-pop », mais je m’en fous parce que je sais le bien que ça fait à plein de monde de voir que ÇA SE PEUT.

- Ça se peut de vivre une vie à partir de l’ÊTRE et non du FAIRE.

- Ça se peut élever des enfants dans un contexte plus lent, hors-tourbillon sans pour autant vivre dans une hutte ou dans une commune en portant une jupe en terre cuite.

- Ça se peut avoir du temps pour soi et ne pas être au service de tout le monde sans pour autant être égoïste et négliger ceux et celles qu’on aime.

- Ça se peut n’avoir aucune sécurité d’emploi, aucune pension alimentaire, ne pas être insécure et vivre dans l’abondance (pour moi l’abondance c’est avoir un toit sur la tête, manger à sa faim et avoir accès à l’eau courante), imaginez comme je suis riche… j’ai tout ça et plus encore.

- Ça se peut ne pas se définir en fonction de ce que les autres s’attendent de moi mais bien en fonction de vers où la vie me guide et d’écouter ça tout le temps même si ça veut dire de ne jamais avoir de plan, de me laisser guider, de le jouer à l’oreille en faisant confiance.

- Ça se peut vivre une VIE COMME ON L’AIME en conformité avec les valeurs de son ÊTRE.

Vivre à partir de ce que JE SUIS et non à partir de ce que je FAIS.

Faire à partir de mon ÊTRE et non le contraire.

Vivre sans trop avoir de plan, jouer avec ses enfants en vivant le moment présent sans faire de l’urticaire en pensant au mois prochain.

Mes amies le savent. Elles m’ont vu fonctionner toutes ces années à faire du télétravail, à refuser de gros contrats de 100 000,00$ par année en télévision comme chef-recherchiste, à préférer en faire le tiers ($) et être bien fière, à préférer faire confiance à la vie plutôt que de me garrocher dans le trafic le matin en rushant tout le monde, moi la première.

Je l’ai-tu entendu cette phrase : « OUAIN, mais toi c’est pas pareil, tu peux te le permettre ! »

Je ne répondais pas. Je n’ai jamais répondu à cette phrase, car j’aurais pu devenir violente.

Tout le monde (presque) peut se le permettre. En tout cas, ceux et celles qui me disaient cette phrase pouvaient se le permettre en masse.

Faut juste être capables de vivre sans aller au resto, sans aller dans le sud à la semaine de relâche, sans magasiner ailleurs que dans les comptoirs communautaires, sans voiture neuve, sans de beaux ongles en résine, sans meubles de patio neufs, sans argent de côté, sans…

Vivre SANS peut-être… mais AVEC tous ces AVEC :

AVEC des rires à profusion un mardi soir ben ordinaire parce qu’on joue à faire un souper à l’envers en commençant par le dessert.

AVEC du temps en masse pour jaser, se faire des massages de pieds, philosopher, parler de la vie, écouter les petits, même à 4 ans, (ils en savent parfois plus que nous).

AVEC des moments où on cuisine, on se fait des menus, on goûte, on expérimente, il y a de la farine partout sur le comptoir, mais il y a surtout de la fierté et de l’amour plein nos cœurs.

AVEC des moments où on pète les plombs, mais où on a le temps de faire un suivi, d’expliquer, d’éduquer et de s’excuser de s’être emportés.

AVEC des visites plusieurs fois par semaine chez nos parents qui habitent à quelques kilomètres. Manger une bonne soupe, jouer aux dés, faire repriser nos bas et surtout profiter à plein de ces moments parce qu’on sait que nos parents ne seront pas toujours là.

AVEC la satisfaction de profiter du temps qui passe, car on sait tous et toutes qu’il ne repassera pas.

AVEC une connexion à la communauté. Pas de chacun pour soi, pas de «Je sauve ma peau», pas de mon couple, mes enfants, ma famille, mais plutôt MA COMMUNAUTÉ. Vibrer avec les autres, connaitre ses voisins, aller leur porter de la nourriture et pas seulement en temps de pandémie, mais tout le temps, toute la vie.

AVEC conscience que nous sommes mortels et que vivre en privilégiant L’ÊTRE, c’est la seule façon (en tout cas, c’est la mienne depuis toujours), de donner un sens à la vie.

Je n’ai jamais autant passé de temps (virtuellement ou au téléphone) avec mes amies qui soudainement me demandent : « Comment on fait ça ÊTRE sans capoter ? ». Parce qu’on va se le dire, c’est ce que plusieurs sont obligées de faire depuis quelques semaines.

Comment on fait ça ? Il n’y a pas de recette, il n’y a qu’un engagement ferme à prendre avec son cœur : s’autoriser à ÊTRE. C’EST TOUT et c’est encore plus simple qu’on le pense.

xx

Marcia Pilote
Auteure et chroniqueuse

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