Quelques leçons spirituelles à tirer de la période de confinement !

1er AOÛT 2020
Par Luc Phaneuf, Théologien catholique
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Bonjour,

Comment allez-vous, chers membres de la famille de la Victoire de l’Amour ?

Moi, je vais… plutôt bien, surtout depuis que la brise du déconfinement a soufflé sur le Québec vers la mi-juin. Tout comme vous, ma famille et moi avons repris une vie presque normale.

Je vais bien mais… pour être honnête, j’ai trouvé les derniers mois très difficiles. La période de long confinement nous a tous fait souffrir, plus ou moins, d’une façon ou d’une autre : souffrances psychologiques causées par la perte d’emploi ou de revenus; anciennes routines chamboulées, nouvelles routines lourdes et difficiles à vivre; grand appauvrissement de notre réseau relationnel, cruel isolement pour certains, pour d’autres, infection à la Covid-19, hospitalisation, soins intensifs… la mort isolée, inhumaine, et pour ceux qui restent, un deuil cruel à vivre, tout aussi inhumain.

Cette période de confinement, au Québec en particulier, rappelons-le, nous a été imposée en plein carême – le hasard n’existe pas, comme vous le savez bien. Le carême, on le sait, est le temps liturgique de l’année où, comme Chrétiens, nous sommes invités à contempler Jésus marchant vers le don ultime et absolu de sa vie sur la croix, don qui manifeste sa gloire, c’est-à-dire l’Amour infini qu’IL EST, dont l’unique mission sur Terre aura été de nous convaincre de croire au Dieu-AMOUR; de croire en Lui, le Seul dont l’AMOUR puisse vaincre toutes les forces du mal et de mort, une victoire acquise et payée sur la croix, pour chacun d’entre nous; pour TOI, lecteurs, pour moi.

Depuis l’offrande unique de Jésus sur la croix le 7 avril de l’an 30, tout carême devient participation mystérieuse et nécessaire, dans la foi, à la grande épreuve d’amour de Jésus. La souffrance acceptée par et dans l’amour, on l’a trop oubliée au Québec comme ailleurs, est la voie royale du salut. Le frère André, qui s’y connaissait, disait qu’il fallait remercier Dieu des épreuves qu’IL nous permettait de porter…

Ce confinement et ses souffrances m’ont donc permis de mesurer l’importance de ma foi en Jésus-Dieu. Ils m’ont permis de mesurer combien ma foi me porte, combien l’espérance qu’elle m’insuffle me fortifie au jour le jour, me donnant la force de l’abandon confiant. Pendant ce confinement, j’ai réalisé que sans la foi, j’aurais été démuni, dévitalisé, peut-être tenté par le désespoir; comment ne pas l’être quand tant de nuages menaçants s’accumulent au-dessus de nos têtes, jour après jour et ce, pendant des mois ? Comment ne pas l’être quand les espoirs humains semblent s’épuiser, l’un après l’autre ?

+ + +

Ce que le confinement m’aura aussi appris, mais en creux, c’est la valeur inestimable des relations interpersonnelles dans ma vie.

En particulier, la valeur inestimable de ma relation d’amitié avec mon ami Simon Forget, 41 ans, qui est décédé subitement (du cœur), le samedi 2 mai dernier. Comme ça, en deux minutes, presque en cachette, dans son sous-sol, laissant derrière lui, tétanisés, son épouse Jaclyn et ses deux enfants, Jérémy, 7 ans et Zacharie, 4 ans.

Quand j’ai appris son départ, le dimanche 3 mai vers 13h00, je me suis carrément écroulé, broyé par une douleur que je n’avais jamais connue : celle de la perte subite d’un ami, d’un vrai ami. Depuis ce jour, une partie de moi est montée au ciel, avec lui.

Deuil d'un ami

Simon parti, j’ai réalisé que ma vie s’était appauvrie, vraiment. Que sont, que valent nos vies sans les relations humaines qui en tissent les jours ? Que serait notre bonheur sans les gens que nous aimons et qui nous aiment au quotidien ? Mon JE-MOI saurait-il me rendre heureux, coupé des autres ? Non.

Depuis le samedi 2 mai, j’ai beaucoup pleuré le départ de mon grand ami, comme Jésus l’avait fait pour son ami Lazare. J’ai pleuré toutes les larmes sortant de mon cœur… devant Jésus. En Lui, elles sont devenues des semences d’espérance, des semences d’éternité. Simon les a recueillies comme mon ultime cadeau et offrande d’amitié. Il les fera fleurir en grâces spirituelles pour son pauvre ami Luc.

+ + +

Souffrance humaine à Dieu ramène, affirmait un vœu proverbe du Moyen-Âge. À cela aura servi pour plusieurs, espérons-les nombreux, la souffrance multiforme du confinement.

Oui, il est temps, il est grand temps, au Québec comme ailleurs, de revenir à Dieu.

Dieu est Amour, Dieu n’est qu’Amour; seul l’Amour est digne de foi.

Que Dieu nous bénisse

Luc Phaneuf
Théologien catholique

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