Dieu, miséricordieux comme une mère!

1er JUIN 2016
Par Jean-Chrysostome Zoloshi, Prêtre responsable - Mission Catholique Notre-Dame-d'Afrique
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Bonjour à tous et chacune,

En cette Année sainte de la Miséricorde, je suis très heureux de vous écrire cette lettre du mois et de vous parler de la miséricorde de Dieu, en partant d’un spectacle récent de Boucar Diouf intitulé Pour une raison X ou Y. À travers des réponses à son fils, l’humoriste et professeur de biologie explique de façon exceptionnelle ce que vit l’enfant conçu et lié à sa mère dans son sein durant neuf mois. Sur le plan biologique, le lien entre la mère et l’enfant ainsi que la relation matricielle entre eux font mieux comprendre leur proximité. Le lien intime entre la mère et l'enfant engendré, permet de comprendre pourquoi la mère pressent souvent même de loin ce que ressent l'enfant... ce lien intime permet de comprendre la relation profonde et les sentiments qui relient la mère à l'enfant. Lien intime où se tissent la tendresse, la bonté, l'amour... entre une mère et son enfant.

Inutiles ces notions de biologie pour parler de l’Année sainte de la Miséricorde? Non, chers frères et sœurs, car la relation matricielle entre la mère et son enfant correspond tout à fait à la relation qui se tisse depuis le commencement entre Dieu et les êtres humains.

La relation entre Dieu et les humains.

Dans le livre de l’Exode, un beau passage nous parle de la relation entre Dieu et les humains :

« Yahvé passa devant lui (Moïse) et il cria : « Yahvé, Yahvé, Dieu de tendresse (RaHuM) et de pitié (HaNuN), lent à la colère, riche en grâce (HeSeD) et en fidélité (EMeT); qui garde sa grâce (HeSeD) à des milliers... » (Ex 34, 6 -7).

Dans la langue initiale de ce récit biblique, les expressions RaHuM, HaNuN, HeSeD et EMeT, ont toutes une étymologie rattachée au mot Matrice, Utérus et Entrailles. Lorsqu’on dit de Dieu qu'il est miséricordieux, on dévoile donc l’intimité de son être, faisant entendre par là que sa miséricorde désigne son identité. C’est un Dieu engendreur, son être profond, sa manière d’être avec les hommes et les femmes de l’humanité. La miséricorde, c’est le caractère fondamental, essentiel de Dieu. Voilà pourquoi, dans le titre de son livre, le pape François affirme que Le nom de Dieu est Miséricorde.

Dire de Dieu qu'il est Miséricorde, c’est croire qu'Il est essentiellement lié à ses créatures comme une mère est liée à son enfant. Il n’est pas seulement Père engendreur, mais il est aussi lié à la vie née de Lui comme d’une Mère. Lien ontologique, profond, viscéral. Ainsi, lorsque détaché de sa mère en coupant le cordon ombilical, l’enfant reste fondamentalement, génétiquement, intimement attaché à elle qui lui a transmis des morceaux de sa vie durant les neuf mois de sa grossesse. De façon similaire, mais tout aussi réelle dans la foi, les humains, les créatures de Dieu, sont issus de Lui et ont reçu une empreinte de Lui, Père et Mère. C’est dans ce sens qu’on doit, entre autres, comprendre le fait que le peuple d’Israël a pu relire le don de la création, celui de la Révélation et de la libération ainsi que celui de l’Alliance comme étant des expériences de la Miséricorde. Car, ce même Dieu, qui l’a désigné comme son peuple, l’a accompagné tout au long de son histoire, dans les hauts et les bas de sa vie. Les enfants de son peuple, les enfants qui constituent notre humanité, sont tous le fruit de son sein, l’extension de son être profond : liés à jamais à sa tendresse de son accueil, liés à jamais dans notre compassion les uns pour les autres.

Ce lien intime de mère à enfant génère spontanément en Dieu des sentiments de bonté et de tendresse, de patience et de justice, et les provoque comme un débordement de ce qu'Il est que nous nommons miséricorde.

La miséricorde est la dimension affective et gratuite de l'amour, exactement comme l’amour inconditionnel d’une mère avec son enfant. Par notre miséricorde, nous partageons la douleur de notre frère et de notre sœur, nous sommes solidaires, liés à son sort. Notre tendresse nous fait ressembler à Dieu; avoir de la tendresse, c’est agir comme Dieu et poser une action divine.

Chers frères et sœurs, pour terminer cette lettre, je voudrais nous inviter à nous inscrire dans l’histoire du salut, en relisant notre histoire personnelle sous le signe de la miséricorde qui est accueil, tendresse et compassion. Reprenons à notre compte le récit du livre d’Exode (34, 6-7), pour que le Seigneur nous révèle son identité complète, comme il l’a fait pour Moïse… Je nous invite à inscrire les évènements de notre histoire personnelle dans la matrice de Dieu … dans un courant de vie où notre histoire sera scandée d’une part certes par nos infidélités et d’autre part par les catéchèses de conversion comme des invitations, une aide à nous tourner vers la miséricorde du Seigneur et à nous supporter les uns les autres dans cette démarche.

En ce mois de juin de l’Année sainte de la miséricorde, je vous fais une suggestion, ouvrir le livre des Paumes. Je nous invite à lire le Psaume 51, pour faire nôtre la prière du peuple d’Israël et invoquer la miséricorde du Seigneur avec confiance. Je nous invite aussi à lire le Psaume 130 pour nous enraciner dans la conviction que le Seigneur ne déçoit pas ceux qui l’invoquent. Je nous invite enfin à lire le Psaume 145 pour nous redire à nous-mêmes que le Seigneur se montre toujours miséricordieux envers ses créatures que nous sommes : le Seigneur est tendre pour nous. Il sait de quoi nous sommes pétris (Ps 103). Le Seigneur est BON!

Bon été! Je vous bénis.

Jean Chrysostome, prêtre

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