Souffle sur nous Esprit Saint

1er MARS 2022
Par Emanuel Zetino, Prêtre diocésain
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Bonjour,

Tout a commencé par une réunion expresse tenue un dimanche après-midi. La fête de Noël approchait et les mesures sanitaires changeaient tous les jours. Tout en invoquant l’Esprit saint, Monseigneur Lépine nous a dit les paroles suivantes : « les portes de la crèche ne sont jamais fermées. » Ces paroles ont été pour l’équipe pastorale une réelle motivation à trouver une solution adaptée pour permettre à toute personne qui cherche Dieu de s’en approcher et communier à lui. 

C’est ainsi, et bien que ce soit une idée hors du commun en hiver, que la meilleure solution qui est ressortie de nos discussions a été de célébrer nos messes à l’extérieur, où tous et toutes pourraient y assister. Chaque membre de l’équipe s’est chargé d’une tâche et, en une semaine, une petite chapelle a été érigée dans le stationnement de la Cathédrale, pour accueillir les fidèles et célébrer Noël en plein air, en communauté, en famille.

La première messe que j’ai présidée comme ça dans le stationnement de la Cathédrale, a été celle du jour de Noël le vingt-cinq décembre à dix-sept heures et je ne vous cacherai pas qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire à ce moment. Une petite neige tombait lentement dans l’obscurité, nous avons entonné ensemble les cantiques de Noël — nul doute que ça ne sonnait pas comme l’orchestre symphonique — et nos voix témoignaient de notre joie, car, en cette nuit, l’enfant Dieu était littéralement là pour éclairer notre nuit et nos ténèbres. Une lumière divine qui était pour nous un rappel constant que le Seigneur veut faire partie de notre vie et que c’est à nous de lui en donner l’occasion. 

Après la fête de Noël, c’est le retour à la réalité : c’est à ce moment que nous devons persévérer et nous assurer que cette lumière puisse continuer de briller dans le quotidien de nos vies. Je dois vous avouer que les conditions n’étaient pas toujours faciles surtout quand le mercure affichait -30°, que je devais me revêtir de multiples couches de vêtements pour m’assurer de garder le maximum de chaleur, que je devais faire attention à ce que la burette ne gèle pas et que je sentais des parties de ma barbe geler à cause de la buée et du froid lorsque je parlais. Mais, finalement, tout cela devenait accessoire, car à chaque célébration de l’eucharistie, les membres du peuple de Dieu étaient présents et heureux de pouvoir célébrer ensemble. Et ils se préoccupaient de leur pasteur, certains m’ont offert des réchauds pour les pieds, d’autres pour les mains, certains des tuques ou des mitaines, bref, une vraie communion. Une communion réelle dans le Corps du Christ et comme Corps du Christ, comme communauté dans laquelle chacun et chacune se soucie l’un de l’autre. 

Un dimanche, alors que j’avais célébré la messe télévisée à l’intérieur et que je montais à ma chambre, je suis passé par une galerie de notre résidence qui donne sur le stationnement. Il avait neigé toute la nuit, et durant la messe de midi, il neigeait encore. C’était au moment de la consécration et à nouveau Dieu me permettait de voir avec quel amour et avec quelle dévotion la communauté vivait cette célébration eucharistique. 

Peu importe la quantité de neige, ils étaient là agenouillés durant ce moment si essentiel où le Seigneur se fait présent dans le pain et le vin consacrés. Normalement à l’intérieur nous avons nos prie-Dieu qui rendent le tout un peu plus confortable. Mais à ce moment, à genoux dans la neige, le peuple de Dieu ne se souciait pas de son confort, il témoignait plutôt d’une dévotion profonde, de quelque chose de plus grand qui se déroulait à ce moment précis et qui donnait tout son sens à l’effort que l’Esprit saint nous avait inspiré. 

Parce que finalement nous voyons bien que notre Dieu est bien vivant ! Et que peu importe la situation, nous sommes tous et toutes appelé(e)s à témoigner de sa présence en ce monde. Oui, c’est une expérience tout à fait particulière que de célébrer la messe à l’extérieur dans des conditions d’hiver extrêmes. Aujourd’hui, j’adapte et je fais miennes les paroles de saint Paul : rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ, ni la neige, ni la glace, ni le froid, mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. (Romains 8, 37.)

Je vous bénis,

Emanuel Zetino

Prêtre diocésain

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