Mettons l’espoir au cœur de nos souffrances

1er MAI 2019
Par Claude Paradis, Curé de la rue
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Bonjour chers amis de La Victoire de l’Amour,

Quel privilège de faire partie de la famille de La Victoire de l’Amour.

Le mois de mai nous amène vers le réveil de la nature. Tout reprend vie, les métros ouvrent leurs bouches, un ange vient se déposer sur une terrasse. La rue qui se réveille et qui s’étire d’un long hiver.

J’ai fondé un organisme Notre-Dame de la rue qui est basé sur un corps brisé. Et elle est au service du sens.

Vous savez, cet hiver, il y a eu au coin des rues des personnes qui sont mortes sans personne pour les mettre au tombeau. Alors, c’est pourquoi je fais une mise en terre de toutes ces personnes le 14 septembre prochain et vous êtes tous invités.

Malgré ce qu’on peut penser que c’est triste la rue, il y a quand même de grands moments de joie. Par exemple : des mariages, des baptêmes, des messes, cela me rappelle la fois où j’ai fait une messe dans la rue. Une prostituée a dit, à la communion, que le Christ, dans l’hostie, était le seul corps qui la respectait. Entre vous et moi, elle avait compris beaucoup de choses, n’est-ce pas?

Quel plaisir de savoir que le bien, ce n’est pas quelque chose à faire, mais quelqu’un à aimer. J’ai aussi compris que la douleur, c’est physique, alors que la souffrance, c’est spirituel.

Pour nous tous, les besoins fondamentaux de l’être humain sont l’affection, l’approbation et la gratification.

Imaginez-vous que cet hiver, j’ai vu des gens qui se sont retrouvés le cœur à genoux. Je crois à cette phrase que je vous partage, un cœur de pauvre demeurera toujours la plus spacieuse des cathédrales.

Quelle beauté! Il étendit soigneusement sur le sol sa couverture, comme s’il drapait un autel. Cela fait 21 ans que je m’occupe de tous ces gens. Le pape François nous interpelle en disant qu’il veut une église sans domicile fixe. Jésus pleura. (Luc 19.41)

J’ai découvert que la Pâques était la fête des pieds qui courent et qu’il y a toujours entre la terre et le ciel, une Hostie qui se lève.

Parfois, en prison, j’ai un ostensoir en barbelés.

À vous, toutes les mamans, vos larmes expriment beaucoup plus l’amour qu’une bibliothèque entière qui nous parle des choses de l’amour.

Le pape François a dit « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale parce qu’elle est sortie sur les routes. »

Itinérant
Itinérant

Priez pour moi, car le soir je vais dans les lieux les plus obscurs, les plus pauvres, les plus abandonnés. Toujours le même cri « Tu m’aimes-tu ?». Je vis avec 284 toxicomanes qui m’aident à m’approcher de Dieu et aussi grâce à vous qui me lisez.

Le problème de la toxicomanie à sa racine n’est pas physiologique mais spirituel. Plusieurs d’entre vous me demandent quoi faire avec leur ado. On doit tenter de le responsabiliser, parce que responsabiliser quelqu’un, c’est de le faire exister.

Si vous saviez comment, à Montréal, il y a des milliers de personnes qui se sentent seules dans cette ville polluée de tristesse.

Imaginez-vous que j’ai commencé à écrire cette lettre avec mes pieds qui parcourent la ville de Montréal.

Au pénitencier, il y a ces mots blasphématoires « Il n’y a rien à faire avec elle ou lui. » Je ne suis plus capable d’entendre ces paroles.

Avant d’être une doctrine, notre religion est une présence. J’adhère à cela. Mon premier effort consiste à faire d’eux des êtres humains. Être expulsé, ce n’est pas seulement ne plus avoir de maison, c’est aussi se voir priver de tout soin humain, être isolé et se sentir marginalisé par la société.

Imaginez-vous que le pape nous dit « Parfois, dans notre vie, les lunettes pour voir Jésus sont les larmes ». Quelle beauté n’est-ce pas! L’Église n’est pas une ONG (Organisation non gouvernementale), c’est une histoire d’amour et c’est le message de la croix. Veuillez accepter ces citations du pape François. Elles vous appartiennent.

Je pense que ce qui manque pour être véritablement chrétien, c’est l’onction de la croix.

Je termine cette lettre en vous rappelant que je suis comme un apôtre des délinquants et des pauvres, commando du pardon et de la miséricorde. Mon ministère est de rencontrer ceux et celles qui se traînent dans la boue parce qu’on leur a dit qu’il n’y avait rien à faire avec eux et ils l’ont cru.

Je vous bénis,

Claude Paradis,
curé de la rue, curé de la Vie

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