Chers amis que j’aime,
Le mois de novembre avec son ciel gris, sa pluie et ses tapis de feuilles mortes n’est pas toujours à notre goût. L’hiver n’est plus très loin et la nostalgie du printemps et de l’été, saturés de soleil et de ciel bleu, continue de nous envahir…
Cependant, chaque saison a sa grâce et l’automne avec ses ombres et son ciel bas peut aussi nous aider à vivre à l’unisson des difficultés et des drames qui secouent nos familles, comme nos pays, pour ne pas dire la terre entière. Rien n’est pire que de vivre comme des inconscients, enfermés dans nos petits univers douillets, oublieux des malheurs qui frappent l’humain partout dans le monde !
Quand on songe qu’il y a actuellement sur notre petite planète plus de soixante conflits armés engendrant des milliers de victimes, et que deux grandes guerres, au Moyen-Orient et en Ukraine, produisent chaque jour des fruits pourris, on pourrait désespérer de la nature humaine, ce que le Christ n’a jamais fait et continue de ne pas faire en suscitant partout dans le monde des amis amoureux de l’Évangile, déterminés à faire fleurir la bonté là où on ne l’attendait plus…
Notre émission, La victoire de l’amour, existe pour lutter contre toutes les formes de découragement qui cherchent sans cesse à nous anéantir… Elle ne cesse de montrer « le beau » et le « grand » qui sur la terre respirent encore ! Tant de témoignages impressionnants sont offerts — et ce n’est pas du cinéma, du montage c’est du réel vécu, assumé, raconté sans détour et le plus souvent avec tendresse en bord de larmes !
Tant de personnes interviewées par Sylvain mettent en avant le courage dont elles ont fait preuve face à des situations complexes, apparemment inextricables ! Ils sont aussi nombreux, ceux qui manifestent qu’il est toujours possible de se reprendre, même lorsque l’on a commis l’irréparable. Je suis frappé de voir à quel point le pardon reçu ou offert demeure pour beaucoup d’entre eux le moyen le plus extraordinaire pour continuer la route loin de toute culpabilité.
Qui enseigne aujourd’hui le pardon contre la loi du talion ? La victoire de l’amour s’y emploie ! Au passage, elle enlise nos peurs qui sont toujours mauvaises, car elles aggravent les situations en nous les faisant éprouver avec violence. Ici-bas, tout s’arrange ou du moins tout peut s’arranger avec un supplément d’amour. C’est là, je crois, la raison d’être de La victoire de l’amour qui rappelle sans cesse avec des faits, mais aussi avec l’Évangile retraversé grâce aux homélies quotidiennes, petites lumières balisant le chemin caillouteux de la vie, qu’il est toujours possible de donner foi à l’espérance en un avenir… Les enseignements qui sont aussi dispensés viennent humblement éduquer notre cœur en le rendant plus humain et semblable à Celui que nous appelons notre Dieu d’amour et dont l’humanité est parfaite.
Voilà défini le but le plus élevé de toute existence humaine ! À ces merveilles, ajoutons la musique et les chansons qui viennent aussi enliser ce qu’il y a de plus lourd à porter sur cette terre, peines et chagrins, ou encore dilater notre sensibilité pour que nous devenions enfin des humains dignes de ce nom, sans compter que nous avons tous besoin de joie et de positivité.
Hélas, nous croulons sous les mauvaises nouvelles. Les journaux comme les télévisions ne cessent d’en dresser la liste ! Il semblerait que l’humanité ait la passion du malheur. Eh bien, à La victoire de l’amour, nous avons la passion du bonheur à construire, car cette émission n’est pas là simplement pour nous combler ; elle nous invite à nous aligner sur l’Évangile, à devenir de vrais croyants, pas seulement avec des mots, mais en accomplissant le bien, en cherchant à devenir meilleurs, à faire preuve de foi, de courage et de patience en toute situation, à répondre à la haine par l’amour. Aussi, en ce mois de novembre, à la tonalité grise, je dis merci à La victoire de l’amour d’allumer le soleil dans notre cœur.
Bel automne à vous tous. Je vous bénis et prie pour vous.
Père Michel-Marie
Prêtre diocésain, écrivain et chanteur