Des braises sous les cendres.

1er NOVEMBRE 2013
Par Monseigneur Jacques Gaillot, Évêque de Parténia
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Bonjour,

L'homme de Nazareth n'est-il pas venu allumer un feu sur la terre ? N'est il pas venu comme un feu qui consume tout ?

Il a mis le feu partout : à la société, à l'économie, à la religion, à la famille... Les braises allumées par Jésus ne sont pas éteintes. Malgré les cendres que l'on n'a cessé de jeter sur le feu au cours des siècles, les braises sont toujours là et la flamme prête à jaillir.

J'aimerai vous parler de Saint-François d'Assise.

Saint-François, avec sa merveilleuse humanité, a souvent soufflé sur les braises pour que jaillissent en toute occasion les flammes de l'amour.

Il a voulu une Église pauvre, humble, proche des gens, annonçant l'immense amour de notre Père du ciel à toute créature. Son baiser au lépreux a montré la tendresse de son cœur pour les plus déshérités. Sur son chemin, des milliers de femmes et d'hommes se sont levés pour vivre l'aventure évangélique.

Si notre pape bien aimé a choisi de porter le nom de François qu'aucun pape n'a osé prendre dans l'histoire, c'est pour réformer l'Église et lui redonner le goût et la joie de l'évangile.

C'est un cadeau que Dieu fait à son Église.

Chaque matin, il souffle avec courage sur les cendres par des paroles et des gestes qui réjouissent et font jaillir des flammes qui éclairent nos vies.

Voilà un pape qui ouvre des portes, donne envie de vivre avec humanité et nous engage à rendre la terre plus habitable à tous.

Il ne fait pas la morale, ne juge pas, ne rappelle pas la discipline. Il indique une autre façon d'être en allant vers les déshérités, invite à prier, à écouter la Parole de Dieu pour que notre cœur devienne brûlant.

Il aime dire avec insistance :

« Ne vous lassez pas de faire la miséricorde. »

« Ne vous faites pas voler votre espérance. »

« Allez vers les périphéries. »

C'est à notre tour de souffler sur la cendre pour qu'apparaissent les braises et que jaillissent les flammes de l'amour. Car Dieu est dans toute vie humaine et son amour est répandu dans les cœurs.

Au téléphone, une femme que je connais à peine me supplie d'aller voir à l'hôpital une amie qui est en train de mourir.

Elle a la maladie de Charcot.

Toute affaire cessante, je pars au grand hôpital parisien avec des semelles de plomb. Je suis mécontent d'aller voir quelqu'un que je ne connais pas, même pas son nom.
N'y a-t-il pas une aumônerie dans cet hôpital ? Cette femme est-elle mariée ? Est-elle croyante ?

Et s'il y a une autre personne dans la chambre, comment savoir à qui m'adresser ?

Toutes ces questions tournaient dans ma tête.

Au moment de frapper à la porte de la chambre, je m'en remets à l'Esprit Saint.

À peine entré, je vois une femme d'une grande maigreur, assise dans son lit, au visage tout sourire.

Un homme qui devait être son mari, sortit rapidement.

Cette femme qui ne pouvait plus parler écrivit sur une tablette :

« Merci d'être venu. Puis-je vous poser quelques questions ? »

« Si elles ne sont pas trop difficiles, » dis-je.

Avec son beau sourire, je la voyais écrire rapidement, sans hésiter, et sans un mot de trop. J'apprenais qu'elle avait une foi profonde en Jésus.

« Comment sera l'au-delà ? »

« Je n'en sais rien. L'important n'est-il pas d'aimer aujourd'hui, d'être des vivants avant la mort ? »

Elle se mit à rire:

« Je pense comme vous. Mais une chose me bloque. Je n'arrive pas à pardonner après ce qu'on m'a fait. »

« Il est difficile de pardonner. C'est pourquoi on va se mettre à deux pour demander humblement à Dieu de nous accorder ce que l'on ne peut pas se donner. »

Je lui donne la main et récite la prière de Jésus. Elle s'unit au Notre Père les yeux fermés.

Je la bénis, l'embrasse et disparais.

Le soir venu, je recevais un SMS de cette femme, exprimant toute sa reconnaissance pour cette rencontre si chaleureuse et pleine de lumière qui lui avait donné la paix du cœur.

Elle rendait son dernier souffle peu après.

Je gardais précieusement les paroles de son SMS pour la célébration de ses funérailles.

Chers amis, je sais que vous ne manquez pas de souffle et que personne n'est à l'étroit dans votre cœur.

Merci de faire jaillir des flammes d'amour là où vous êtes. Pour la joie de beaucoup.

Avec mon affection, je vous bénis,

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